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  • claverie-teynierst

Ce qui fait mon projet professionnel

Dernière mise à jour : 15 juil. 2020

Il était une fois... le principe fondamental d’égalité d’accès au droit.


Ce principe constitutionnel m'a rapidement questionné pendant mes études. Les inégalités face à l’accès au droit me paraissaient évidentes. Je comprenais que pour y accéder, il fallait en avoir la connaissance, la maîtrise ou s’en remettre à une tierce personne dotée de ces compétences.

J’étais alors confrontée à cette illusion du courant juridique de représentation de l’être humain : « Nul n’est censé ignorer la loi »…

Face à mes 18 bouquins et 14 Codes, dans ma chambre d’étudiante, cette affirmation me plongeait dans la perplexité.

Peu de personnes connaissent la loi. Elle est l’affaire d’un petit monde d’initiés qui perpétue sa réflexion et sa pratique en milieu fermé. Un petit monde ou le reste du monde n’a pas envie d’aller : « Le droit ? Ouh là là, non, je n’y comprends rien ! ». Et pour cause, la rédaction de nos textes n’est pas des plus pédagogique.

Alors j’ai pris une grande inspiration et décidé que plus tard, quand je serai grande et diplômée, je mettrai mes compétences au service de ce principe fondamental, ou plus exactement au service des gens, pour leur faciliter l’accès au droit et faire en sorte de réduire à ma toute petite échelle les inégalités.


J’ai travaillé en milieu associatif et j'’ai formé mes collaborateurs, bénévoles et salariés des associations de consommateurs. Droit de la consommation, droit bancaire et des assurances, droit immobilier, procédures et modes alternatifs de règlement des litiges…Pendant huit ans, je les ai aidés, accompagnés, conseillés dans la résolution des différends pour lesquels ils étaient sollicités. Cette expérience a été une source d’enrichissement inestimable à tout point de vue. J’avais cette satisfaction d’être et de faire exactement ce pour quoi je m’étais engagée.

Rapidement, j’ai fait ce constat. Il fallait éviter les procédures judiciaires : longues, couteuses, complexes, stressantes et au final frustrantes. J’ai eu la chance de commencer mon exercice dans une décennie marquée par la reconnaissance des MARD au niveau européen et national (modes alternatifs de règlement des différends). J’ai alors découvert la pratique de la conciliation et des différentes médiations. J’ai eu la chance de pouvoir solliciter l’intervention de nombreux Médiateurs Nationaux Sectoriels au cours de formations que j’organisais sur l’Aquitaine, puis Nouvelle-Aquitaine. Et en collaboration avec les associations de consommateurs, nous faisions la promotion de ces procédures amiables.


L' apprentissage de la Médiation Professionnelle au sein de l'EPMN (École Professionnelle de la médiation et de la négociation) m'a permis d’accéder à un levier, celui qui me manquait.

L’émotionnel.

Il est vrai que l'ensemble des procédures amiables peuvent permettre de solutionner facilement et rapidement les litiges ou les contentieux. Les différends sont régulièrement de cet ordre en matière de consommation, des problématiques essentiellement techniques et juridiques.


Mais le conflit, avec sa dominante émotionnelle, peut se trouver partout où il est question de relations humaines. « Ce garagiste, je le déteste. Il me prend pour une idiote ! Il me fait des sales coups à chaque fois, cette fois-ci je ne laisserai pas s’en sortir »…

Modeste juriste que j’étais, plutôt rationnelle par ailleurs, me sentais toujours un peu gênée et maladroite dans ces cas-là. « Si je ne vais pas dans son sens et que je défends le garagiste, je sens qu’elle va s’énerver. Mais je ne suis pas d’accord avec elle. Bon je lui dis quoi ? Comment je gère ça ? ».

Et c ’est bien là que l’ingénierie relationnelle et la Médiation Professionnelle deviennent incontournables.

Il s'agit de résoudre le différend emprunt majoritairement d’une composante émotionnelle, et non pas simplement de "gérer" ce que j'aurais qualifier maladroitement de "mauvais caractère".


Au-delà de cette boîte à outils dont l’utilisation nous est enseignée, c’est une philosophie que j’ai découvert. Un chemin sur lequel j’avance avec beaucoup de satisfactions. Et notamment celle d’avoir les moyens de faciliter l’entente sociale entre les personnes dont le chemin croisera le mien.


Et parce que je suis et resterai une juriste, avec aujourd’hui une conscience active, je me mets à votre service pour vous accompagner dans l'exploration d'une nouvelle liberté fondamentale: le droit à la Médiation.

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